Sortir du zapping partenarial

Avec la montée en puissance de la RSE (Responsabilité Sociétale des entreprises) et la vogue du développement durable, tout le monde est partisan du partenariat, de la prise en compte des parties prenantes, etc.

Mais qu’en est-il vraiment ? Trop souvent encore, les beaux discours se transforment dans la pratique en des comportements de prédateurs, de racketteurs, osons le dire. Ainsi, les entreprises dont le métier fait appel à des opérations polluantes, ou risquant de l’être, se défaussent sur des sous-traitants, qui sont complètement dépendants de leurs carnets de commandes. Conséquence : ni vu ni connu, on se met aux normes ISO 14000, sur le dos de la rentabilité de PME vulnérables, au mépris des emplois et de la santé de ceux qui se coltinent le sale boulot. Dans de nombreux domaines, si vous regardez un peu, vous trouverez de nombreuses dérives de ce genre : travaux publics, industries automobiles, chimie, et même dans les services aux personnes.

En cas de problème, très simple : on désavoue le “partenaire”, on le laisse couler, et on en trouve un autre, dans un pays en voie développement de préférence…

Peut-être serait-il temps en 2011 de cesser de telles hypocrisies ? De mettre fin au zapping partenarial, et de se convertir à de véritables alliances partenariales, durables, et surtout sincères ?

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