RSE : démarche éthique, ou camouflage opportuniste ?

La RSE, responsabilité sociale des entreprises, est bien à la mode depuis quelque temps.

Tout récemment en France (janvier 2011) la loi dite « NRE » (Nouvelle régulation économique) a remis les projecteurs dessus. Elle fait obligation aux entreprises d’auto-publier des « rapports » annuels qui décrivent de quelle manière l’entreprise s’est conformée aux principes de la RSE. Donc on va fabriquer de jolis documents en quadrichromie, téléchargeables en format pdf. Mais sur le terrain, en quoi les rapports de force sont-ils remis en cause ? Entre actionnaires et direction, direction et cadres, cadres et « salariés de base » ? Entre clients et fournisseurs ? Entre administrations et administrés ?

L’ISO a publié fin 2010 sa « norme » 26000, non certifiable, mais que l’AFAQ se dépêche d’instrumentaliser avec une vraie-fausse certification appelée « évaluation »….

Là encore, s’agit-il vraiment de (re)mettre l’humain au centre, (dont le cadre de vie des générations futures), ou de fabriquer des coups de tampons de « bonne conscience » ?

La vogue du développement durable a vite débouché sur le « greenwashing » (L’écoblanchiment, en anglais greenwashing, est un procédé de marketing utilisé par une organisationdans le but de donner à l’opinion publique une image écologique responsable, alors que plus d’argent a été investi en publicité « verte » (la couleur verte symbolisant ici l’écologie) que pour de réelles actions en faveur de l’environnement)

Comment désigner sa transposition concernant le RSE ? « socialwashing » ? « socioblanchiment » ?

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